
Aujourd’hui, le designer russe Michael Sholk intervient souvent comme le commentateur du courant clé du design progressif. Il propose ici un article de son blog DesugnGum posté il y un an et qui « mâche » la notion de « sustainable design ».
Sustainable design. Qu’est-ce que c’est ?
Tout designer veut avoir un prétexte idéologique pour définir tout ce dont il s’occupe. DesignGum propose sa variante d’une mixture idéologique – sustainable design (ready to use and fun!) *A dire que c’est un des courants clé d’un proche avenir.
Que sont sustainable et sustainability en général ? En traduction on donne des définitions comme bien-fondé; rationnel; qualité écologique; durabilité; vitalité.

Ronan et Erwan Bouroulleс – Algues
Le sens général est le suivant.
Wikipédia dans cet article fait allusion au fait que c’est un sujet hyper global où deux mots ne sont pas suffisants pour en parler (on mentionne même le nom de Karl Marx ce qui donne un certain ton). Voilà une interprétation un peu raccourcie et simplifiée :
Il existe une conclusion tout à fait juste que durant son existence sur la Terre l’homme a déjà beaucoup vandalisé. Quelles conséquences nous attendent à ce propos, on peut voir dans certaines télévisions hollywoodiennes. Alors ce sentiment que quelque chose s’est cassé, provoque un désir ardent de s’insérer dans un « circle of life » (cycle de vie), dans l’écosystème, dans le rythme naturel d’origine où rien ne menacerait nous et nos enfants. Apparaît aussi le désir de coordonner tous les processus humains avec le cycle naturel. Cela implique la résolution de nombreux problèmes dans les domaines de l’économie, de la politique, du social, et l’essentiel – dans la mentalité de chacun. Comme on voit, c’est plus qu’un simple courant écologique. C’est plus global, c’est un problème à l’envergure de TOUTES les affaires humaines sur la planète.
Dans l’article mentionné plus haut on parle notamment que les conceptions de la haute qualité de vie de nations géantes sont destructives. Il existe des craintes sérieuses sur la philosophie où la croissance économique et l’augmentation infinie de la consommation ne seraient pas viable et causeraient de lourds dégâts sur la civilisation du futur. Toutes les conceptions matérialistes de la vie idéale épuisent irréparablement les ressources de notre planète… Si on connaît suffisamment la langue, on peut prendre connaissance de cet article et découvrir un grand nombre de révélations. Et maintenant on va plus loin : du général au particulier.

Frank O. Gehry – Meubles en carton
Sustainable living – alors comment vivre avec !?
Le but principal du citoyen pénétré des idées de sauver le monde est de diminuer la pression sur l’environnement et de se rétablir avec soi-même.
Les symptômes principaux de ce mode de vie sont :
– Le grand soin de la consommation d’énergie, des ressources d’eau et autres, l’utilisation des énergies renouvelables. La visualisation de l’énergie consommée.
– Le déplacement optimal dans le milieu urbain, l’utilisation des moyens de transport écologiques. Par exemple avoir des jours sans voiture et prendre son vélo quand il fait chaud.
– La consommation de produits et matériaux écologiques. Qui n’en veut pas !?
– Le soin du recyclage convenable des produits.
Vivre comme cela n’est pas facile partout. Il y a des pays qui ne sont pas encore touchés par cette tendance ou ont des obstacles de mentalité. Le milieu empêche, et si quelque chose dans le style de vie simple (simple living) réussit cela se passe dans la province lointaine où on revient de la ville et construit des fermes.
Enfin on parle du design :
Design for sustainability
Comment un designer peut être sustainable ?
Établissement du projet :
La recherche d’une solution écologique, la minimisation du matériel pour établir un projet, la minimisation des composants, l’optimisation du cycle de vie du produit, la standardisation et la modularité, la suppléance mutuelle des éléments.
Pour l’architecture et le milieu : des technologies écologiques et économisant l’énergie, l’optimisation de l’infrastructure du milieu urbain, des moyens de transport écologiques.
Production :
L’écologie de la production, l’absence de déchets, une consommation basse d’énergie pour la production, l’utilisation de matériaux écologique recyclables.
En général on voudrait laisser entendre que Sustainsble design c’est un design idéal avec le fond le plus noble. Le designer ne sera plus préoccupé qu’il se trouvera dans l’enfer pour avoir consacré toute la vie à la création de Wow-trucs (Super Normal — la réflexion sur le virus de décorativisme par Jasper Morrison et Naoto Fukasawa). Ainsi deviennent inutiles des discussions sur les sujets : «qu’est-ce le design», «à quoi sert-il» et «en somme que faire». Tout est clair.
C’est clair mais que faire avec la création ? Où est la liberté ? Il existe plein d’opportunités pour cela. Le designer rattrapera au bout de compte tout ce qui est son affaire. Le rationnel devient vraiment intéressant quand il reçoit une réalisation créatrice. Sustainable, comme devoir technique n’est pas un obstacle mais de l’inspiration.
Voilà par exemple un problème de design captivant. La traduction donne un mot – le bien-fondé – l’aspiration de découvrir le fond de l’affaire. Cela veut dire créer un objet écologique du point de vue de la destination, du matériel et de la production mais aussi trouver une base et transmettre son sens clairement au maximum, sans altération. Obtenir une pureté, une clarté de l’objet, parvenir à ce qu’on appelle une solution génialement simple.
A l’égard avec ce moment ce sont des Japonais qui viennent à l’esprit. Les Européens, eux viennent de découvrir sustainability récemment seulement et les Japonais ont toujours eu tout en sustainability — c’est ici leur «sincérité des objets»: makoto— la vraie origine des choses, et le visuel et l’audible ce sont les formes de la manifestation de cette origine. Le mot « makoto » se traduit comme « vérité ». Et le but de l’artiste est de trouver cette vérité.
Alors voilà des exemples qui prouvent que ce sujet va très bien :
– De nombreuses solutions simples – la construction élémentaire et la production sans dépenses (objets roulés de matériaux en feuille, découpage, coupage au laser). On y ajoute encore le principe de la production à la demande.
– Modularité, réglage, suppléance mutuelle des éléments, compatibilité avec les produits.
– Exemples de toute sorte de recyclage d’objets ou la création de nouveaux objets de tout ce qui « tombe sous la main ».
– Production écologique, matériaux facilement recyclables (par exemple l’utilisation du papier et du carton dans l’architecture et la production des meubles).
– L’économie de matériel – un grand nombre d’articles de matériaux cellulaires, la création de constructions allégées.
– Produits visualisant la consommation d’énergie.

MoloDesign – Objets de la collection Soft

TrioBike – Carrier Bike

Bleijh – Sandwich Bike

Brano Meres – Bamboo MTB Frame

Mareike Gast — Flower Chair

Jeff Davis – Vinyl Record Bowl

Boaz Bar-Hillel — Mashe’t

Scott Klinker — Spaceframe Builder Kit

Daniel Michalik – Cortiça

Form Us With Love — BIO Range

Ben Wilson — Chairfix
Si vous voulez devenir un homme Sustainable
Que lire, où regarder? L’information se trouve sous les noms sustainable, sustainability, green design, eco design. Mais aussi voilà la liste de porteurs anglais de cette idéologie. *différents sites web à trouver grâce aux liens sur ces sites.
Blogs qui couvrent ce sujet :
Le plus vaste : www.inhabitat.com
www.treehugger.com
www.green-links.org
www.worldchanging.com
Blogs plus globaux en principe mais moins selon le contenu :
www.gotoreviews.com/archives/metaefficient
Blog qui sélectionne des objets selon le principe rationnel :
www.apartmenttherapy.com
A ranger aussi parmi les « verts »:
www.greatgreengoods.com
Pour la bonne bouche – de quoi se nourrir. Conseils détaillés sur ce sujet sur le site :
www.sustainabletable.org
Sustainable shopping – acheter
Le lieu où notre citoyen peut se joindre à Sustainable c’est IKEA. Ingvar Kamprad, l’homme le plus riche du monde selon la version de 2005, a basé son business sur cette conception – et en principe, il a tout réussi…
Tous les signes de Sustainable sont présents : «magasin-dépôt», modularité, remplacement mutuel, standardisation des dimensions, compacité, le meuble se vend par éléments, et pas tout entier, matériaux écologiques, construction élémentaire, solutions simples. Le seul défaut est la production en masse, la grande reproduction des objets gêne les amateurs de l’exclusivité. Il y a une solution, avec e-shop, en voilà quelques-unes :
www.2modern.com
www.vivavi.com
www.re-modern.com
www.branchhome.com
www.scandinaviandesigncenter.com
Ici – pour les enfants:
www.modernseed.com
www.elsewares.com
© Michael Sholk 2006
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