DasParkhotel. Lumière à la fin du tuyau.

Cet hôtel conceptuel de tuyaux à eau est apparu en 2006 dans un parc de la ville autrichienne d’Ottensheim. Pour le moment il n’y a que trois pièces mais son créateur – le jeune architecte Andreas Strauss – prédit un avenir à succès pour son idée super-économique et originale. Il est facile d’installer ces mini-hôtels dans des lieux de repos (par exemple dans les parcs en ville) ou pour organiser des festivals en plein air.

Chaque « chambre » de l’hôtel nommée DasParkhotel (L’hôtel du parc) est un tuyau d’un diamètre de 2 mètres et au poids de 9,5 tonnes. De petits orifices dans le plafond des cylindres en béton sont prévus pour la circulation de l’air. Presque tout l’espace résidentiel est occupé par un lit énorme avec de la literie et une table de nuit. Parmi les conforts il y a une prise de courant dans la chambre, le décor est une peinture murale « de fleurs » sur un des murs intérieurs faite par le peintre autrichien Thomas Latzel-Ochoa.

Les dépenses pour l’achat, la livraison et l’installation des tuyaux se sont échelonnées à 5 milles euros. Au début le financement a été assumé par KUPF-Innovationstopf – l’association culturelle de la province fédérale de la Haute-Autriche. Pourtant avec le temps une motivation supplémentaire est venue de la part des fournisseurs (la compagnie autrichienne C. Bergmann) impressionnés par l’originalité de l’idée d’Andreas qui sans aucun doute dépasse les limites de la vision traditionnelle sur l’habitation d’hôtel (et toute autre demeure).

DasParkhotel ne reçoit des hôtes que durant la saison chaude de l’année : il n’y a pas de chauffage dans l’hôtel. Il est est de même pour les salles de bain et les toilettes. Après la réservation en ligne les futurs locataires reçoivent par e-mail une clé de chiffres pour ouvrir la porte de la chambre et l’information sur les salles de douches publiques, les toilettes et les cafés voisins. Le principe du paiement pour les services hôteliers est très honnête : Strauss propose aux visiteurs de définir eux-mêmes le montant qu’ils sont prêts à verser pour une nuit passée dans le tuyau.
Ici on peut « réserver » le tuyau.


