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La maison des Arts et de la culture de Beyrouth.

Le studio letton NRJA, renommé dans le milieu de l’architecture grâce au nombre de ses projets intéressants, vient d’en présenter un nouveau. Le projet de la Maison des arts et de la culture de Beyrouth (Beirut’s House of Arts and Culture) a été créé dans le cadre du concours organisé avec le soutien des autorités libanaises. Il peut sans aucun doute prétendre au rôle de repère artistique et spirituel dans le paysage urbain comme une croisée de différentes traditions nationales, culturelles et religieuses.

On s’attend à ce que le centre culturel libano-omanais soit la première plateforme indépendante dans l’histoire de l’Etat pour exprimer le potentiel créateur et l’échange libre des opinions et des expérience entre les groupes de la société libanaise.  Le projet « Maison C », est expressif et unique, les architectes ont pris pour base un des symboles spirituels du Liban -  le cèdre. L’image de cet arbre – symbole de l’immortalité, lié avec le christianisme répandu au Liban – enjolive les armoiries du pays. Les architectes lettons ont choisi un cône comme son interprétation graphique. Cet élément de nature est facilement reconnu et implique l’idée du noyau essentiel.

L’objet s’intègre organiquement dans la structure urbaine : on peut le gagner facilement avec tout transport en commun de n’importe quel coin de la ville. La hauteur de l’immeuble est de 32 mètres ce qui correspond aux règles générales de la construction des bâtiments. Au lieu de choisir une façade imposante les architectes se sont concentrés sur son ouverture, visibilité et accessibilité. Parmi les événements essentiels du centre culturel on verrait des expositions, concerts, événements de théâtre et autres qui supposent la présence d’un grand nombre de spectateurs et de participants. La transparence correspond le mieux au but posé : l’utilisation active du verre noie les frontières entre l’intérieur et l’extérieur, le bâtiment et la ville, les passants et les visiteurs.

L’atrium principal – la partie centrale de la « maison C » – est construite selon le principe d’un paroi au sud traditionnel. Ici on pourrait se reposer et discuter avec des amis et collègues dans une atmosphère informelle, divertissante. En plus, il est un repère important dans l’espace permettant de comprendre la structure de l’unité et de ne pas se perdre dans cet immeuble immense. Au sixième niveau il est couvert d’une construction en béton perforé qui assure un éclairage doux et un jeu de plages lumineuses impressionnant sur les blanches surfaces intérieures.

Le premier niveau représente le lieu d’accueil principal des visiteurs de la Maison des arts et de la culture. Ici bouillonnera une grande activité : des bureaux d’accueil, une petite salle de conférence, une librairie et un café. Dans la partie sud du niveau on placera des locaux techniques y compris des entrées de service et l’accès au parking souterrain.

Le deuxième niveau est destiné aux salles d’expositions, le troisième abritera un cinéma, un atelier artistique, un centre de documentation, un lobby-bar avec une terrasse accueillante. Ici même – une grande salle de travail où mène l’escalier principal – l’élément central de l’entrée de l’immeuble installé devant la façade vitrée de l’atrium.

L’aménagement de chaque partie de l’immeuble est conçu avec un grand soin et une attention particulière. Par exemple, les places dans la salle de spectacle peuvent être transformées mécaniquement en fonction d’enjeux posés par les organisateurs d’événements. L’équipement modulaire des salles d’exposition prévoit d’y mettre des peintures et des photos, des sculptures, des installations, des dispositifs vidéo et autres.

Le quatrième niveau continue la division fonctionnelle de l’immeuble en deux blocs avec l’espace ouvert de l’atrium intermédiaire. La partie ouest abritera des bureaux, celle vers l’orient – un bloc de bibliothèque avec des salles de lecture spacieuses. La promenade le long du mur de la grande salle de travail permet de se dégourdir les jambes, donner du repos aux yeux et s’inspirer pour de nouvelles œuvres grâces aux panoramas de la grande ville vus par la fenêtre.

L’étage suivant est occupé par la filmothèque nationale. L’organisation de l’espace du sixième et septième niveaux de l’immeuble où se trouvent des ateliers de création et des locaux administratifs, est représentée par une grande quantité de pièces aux dimensions différentes liées entre elles par des terrasses ouvertes. Et dans les pièces situées dans les terrasses sur le toit du dernier, le huitième niveau, on aura de la musique. Selon le projet de NRJA, ici on organisera les cours d’art théâtral, musical et de danse.

La maison-«cône» grandira en hauteur aussi bien qu’en profondeur : Dans les trois nivaux souterrains on aménagera un parking et des locaux techniques. En tant que matériel de construction principal le studio a proposé le béton armé avec une toile de colonnes 8,1 х 8,1 m. Pour les volumes fermés – la grande et petite salle de spectacle et le cinéma – les architectes proposent le béton LiTraCon inventé récemment. Il a dans sa composition, à part les éléments traditionnels d’un béton de haute qualité, un grand nombre de fils optiques d’épaisseur différente qui créent l’effet conducteur de la lumière. A travers un mur de ce matériel on peut voir les silhouettes des gens ou des objets ce qui correspond parfaitement à l’idée d’ouverture impliquée dans le projet. Pour les murs de l’immeuble on envisage d’utiliser le béton décoratif avec l’empreinte du dessin d’un cône de cèdre. Et les espaces entre ces volumes différents seront remplis par un verre transparent – un matériel léger qui cache visuellement la frontière entre le volume et le centre.

Selon Archdaily.com et NRJA

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