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Bakoko. Un studio pas comme les autres !

Pour ceux qui se sont intéressés par l’article sur la transformation d’un petit appartement à Matsudo, nous présentons une petite interview avec ses développeurs. Alastair Townsend et Kayoko Ohtsuki ont fondé le studio de design Bakoko en 2009.

«Nous avons fait connaissance à Londres, à l’école d’architecture de l’Association architecturale (London’s Architectural Association School of Architecture), dénommée АА, raconte Alastair. — J’ai commencé ma carrière professionnelle dans la société Grimshaw Architects, dans la section 3D modélisation. J’en ai retiré une aspiration très forte de mettre en pratique des dispositifs et des matériaux de haute efficacité».

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Le centre d’intérêts professionnels de Kayoko réside dans le domaine de design d’intérieur. Elle a été au développement de quelques boutiques, hôtels et restaurants. Elle vient de collaborer avec un des plus grands restaurateurs de Londres et le plus connu popularisateur de la cuisine orientale dans la capitale britannique Alan Yau.

Ayant réalisé quelques projets communs à Londres, Alastair et Kayoko déménagent au Japon – le pays, qui, selon les jeunes gens, offre l’opportunité de réaliser pleinement son potentiel créateur, sans de nombreuses limites qu’ils ont dû affronter dans le système de planification en Grande-Bretagne.  «Le Japon est toujours en train de construction, alors de nouvelles idées sont dans l’air, surtout dans les milieux de jeunes talents », explique Alastair son choix. L’architecte a aussi souligné que grâce à la préparation sérieuse dans les traditions de l’école hi-tech britannique, ils sont capables d’accomplir des projets constructifs et techniques qui nécessitent une base de connaissances aussi bien que des méthodes innovatrices.

«Nous cherchons des projets auxquels nous pourrions ajouter de la vraie valeur par le biais de design. Nous ne sommes pas intéressés par le design pour le design pur. Et pour cela l’essor de la pensée créative doit se réunir avec la pensée d’entrepreneur. Soit-ce un travail sur un restaurant, un magasin ou d’autres objets créatifs commerciaux, nous sommes toujours en quête de sociétés progressives avec lesquelles nous pourrions partager une collaboration créatrice».

A la question, lequel de leurs projets les architectes considèrent le plus intéressant, Alastair et Kayoko sans hésiter nomment « Un abri contre la pluie » («Shi Shi O Doshi»). Son idée est simple et poétique. Quand il pleut, l’eau coule dans un réservoir spécial sur le toit de ce bâtiment. L’avant-toit, qui garde l’équilibre jusqu’à un moment donné, sous la masse de l’eau qui le remplit, se rejette en arrière en laissant passer le contenu dans une petite piscine. Cela est accompagné d’un son fort de gong.

On trouve à sa base le principe du dispositif japonais « shishi-odoshi » (soit « épouvantail de de cerf »), qu’on a utilisé avant pour faire peur aux cerfs et aux sangliers qui détruisaient le jardin. Maintenant on l’utilise comme un élément décoratif du jardin. Un mouvement mesuré de parties de la fontaine qui, en général, est installée au bout de pièces d’eau, donne le rythme intérieur à tout le climat du jardin en symbolisant la marche mesurée du temps. Bakoko utilisent le principe de cet élément traditionnel en modifiant son interprétation et en l’adaptant aux réalités de la vie contemporaine.

Une question s’impose sur l’attitude de ces architectes promettants à l’architecture japonaise contemporaine. « S’il fallait caractériser l’architecture japonaise d’un seul mot, je choisirais la notion « blanche », dit Kayoko. Les choses sont simples et claires – voilà le sens du design japonais. Les Japonais sont très réservés, ils n’aiment pas la beauté provocante et la consommation de démonstration. Alors un bon design se caractérise d’une simpicité calme, même exagéree, et c’est la qualité qu’on met à la première place. Cela est valable aussi pour les matériaux naturels et l’artisanat qu’on rencore de plus en plus rarement».

Alastair Townsend s’exprime sur les préférences résidentielles de Japonais contemporains: « Les Japonais aiment les intérieurs neufs, purs, blancs. Mais ils deviennent « fans de fripes » en accumulant des objets. Alors ils doivent être « experts » dans la réalisation de nouvelles solutions économisant l’espace pour déposer leurs affaires quelque part et avoir leur espace de vie minimaliste et pur.  L’exemple d’une de solutions traditionnelles est de rouler un matelas en cotton après le sommel pour le cacher dans le buffet ».

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