Rodrigo Almeida. Une fois au Brésil.

Le mobilier peut être différent : simple de vue mais commode à l’usage, doux et mou mais salissant et de courte durée de vie. Il y a des articles-concepts qu’on a peur de toucher même. Le mobilier de Rodrigo Almeida conviendrait mieux à la notion « multiculturelle » et « symbolique ».

Le designer est né à San Paolo, la plus grande ville du Brésil où les immigrés de tous les continents ont formé un milieu subculturel très puissant. Les traditions des peuples indiens, africains, Portugais et Espagnols, comme dans une chaudière énorme, se mêlent avec les influences culturelles d’Asie et d’Europe.

Selon Rodrigo, le Brésil a de la jeunesse et un esprit vif expérimentateur, mais il lui manque une culture décorative industrielle ou postindustrielle. Cette notion est désignée par de nombreux aspects qui découlent directement de l’artisanat. Celui-ci définit le plus souvent le point de vue formel de la réalisation de l’objet. Et il est indispensable de capter l’humeur de ces choses, sentir l’atmosphère esthétique d’où ils surgissent.

Quand Almeida crée un prototype, en premier lieu il réfléchit s’il y a plus de design ou d’art dans ce prototype. En plus, il essaie d’établir les normes esthétiques en violant les règles et en tout bouleversant. Le designer considère comme les désavantages de toute culture les processus créatifs déjà formés et inactifs, et comme vérité – le mouvement constant dans le processus de la création.

Les éléments culturels se transforment en notions tout à fait nouvelles par le biais de la personnification du processus de production. Dans les travaux un peu fous de Rodrigo Almeida on voit l’union de rites anciens, de symboles et mythes. Avec cela les éléments traditionnels sont groupés de façon qu’ils se transforment en éléments modernes et actuels.











